Description
Canadian Desk Atlas transforms a copy of the once-ubiquitous school desk atlas from a flat book into a sculptural artist book. The atlas was unbound, and then the pages were spun into twisted paper threads, in which bits of the coloured maps and black lettering can still be recognized. The transformed pages are reintegrated into the book, which stands upright, passing through the spine and through holes drilled in the cover. Inside the cover there are two mats of woven threads, the rest of the threads spill out from the inside and the spine.
———————————————————
Canadian Desk Atlas transforme un exemplaire de l’atlas de bureau de l’école, autrefois omniprésent, d’un livre plat en un livre d’artiste sculptural. L’atlas a été délié, puis les pages ont été filées pour former des fils de papier torsadés, dans lesquels on peut encore reconnaître des morceaux des cartes colorées et des lettres noires. Les pages transformées sont réintégrées dans le livre, qui se tient debout, en passant par le dos et par des trous percés dans la couverture. À l’intérieur de la couverture, il y a deux tapis de fils tissés, le reste des fils débordant de l’intérieur et du dos.
Statement
Karen’s transformation of a conventional school atlas—a symbol of order, precision, and authority—into a sculptural artist book questions the very premise of mapping.
The project began with scepticism about the idea of reducing the Earth’s complex, dynamic surface into flat, static pages. Looking closely we get hints of the book’s origins as a collection of maps but they have been rendered unreadable—a deliberate rejection of the traditional map’s authority. This playful reordering challenges the atlas’s Cartesian intention to fix and define the world, its spaces, places and borders. Instead, it offers a representation of movement, transformation, and impermanence. The threads emerge from the spine and spill outward, evoking the energy of natural forces. Inside the book’s covers, the two woven mats of paper threads provide a counterpoint, suggesting that even within chaos, some structure can emerge. By deconstructing and re-imagining the atlas, Trask invites us to question the systems we use to define our reality and to embrace the fluidity that underpins our experiences of the world.
———————————————-
La transformation par Karen d’un atlas scolaire conventionnel (symbole d’ordre, de précision et d’autorité) en un livre d’artiste sculptural remet en question le principe même de la cartographie.
Le projet a débuté par un certain scepticisme quant à l’idée de réduire la surface complexe et dynamique de la Terre à des pages plates et statiques. En y regardant de plus près, on peut déceler des indices de l’origine du livre en tant que collection de cartes, mais celles-ci ont été rendues illisibles — un rejet délibéré de l’autorité de la carte traditionnelle. Ce réaménagement ludique remet en question l’intention cartésienne de l’atlas de fixer et de définir le monde, ses espaces, ses lieux et ses frontières. Il offre plutôt une représentation du mouvement, de la transformation et de l’impermanence. Les fils émergent de la colonne vertébrale et se répandent vers l’extérieur, évoquant l’énergie des forces naturelles. À l’intérieur des couvertures du livre, les deux tapis tissés de fils de papier offrent un contrepoint, suggérant que, même dans le chaos, une certaine structure peut émerger. En déconstruisant et en réimaginant l’atlas, Karen Trask nous invite à remettre en question les systèmes que nous utilisons pour définir notre réalité et à embrasser la fluidité qui sous-tend nos expériences du monde.
Don Goodes & Karen Trask, 2024. Traduction Mélissa Guay 2025


